10°) Droit de l'Homme et crimes de guerre,
Amnesty International épingle Israël.Fin mai, le Président Obama demandait à ce qu'Israël cesse de coloniser les terres arabes.
Le Président Sarkozy demandait la création d'un territoire palestinien, et la reconnaissance d'Israël.
Fin Juin le Premier Ministre israélien déclarait que la colonisation continuerait, déclaration qui va amplifier la radicalisation des mouvements terroristes, ou ce que nous appelions nous en d'autres temps, la résistance, comme ce fut le cas en Europe dans les années 40 en France, ou d'un côté nous avions la France Libre, et de l'autre la France Occupée, où la résistance commettait des actes de sabotages, pour faire partir l'ennemi, ce qui était appelé par les allemands de l'époque des actes de terrorisme.
Les chaîne de télé d'information annonçaient le 2 juillet 2009, qu'Amnesty International publiait son rapport sur les crimes de guerre et sur les atteintes au droit international à Gaza et dans le sud d'Israël. Les faits et chiffres sont disponibles dans ce deuxième document (cliquez ici).
Voilà ce que dit Amnesty International sur son site :
- Israël et territoires palestiniens occupés. Démolition 5 juin 2009
- L'armée israélienne doit rendre publics les résultats 24 avril 2009
- Israël et TPO. L’enquête de l’armée israélienne 23 avril 2009
- Les Israéliens et les Palestiniens doivent coopérer 7 avril 2009
- Des soldats israéliens font des révélations sur des violations 1 avril 2009Amnesty International dénonce l'impunité pour crimes de guerre à Gaza et dans le sud d'Israël et accuse les forces israéliennes d'avoir tué des centaines de civils palestiniens non armés et détruit des milliers d'habitations à Gaza. Amnesty International va plus loin et accuse Israël d'avoir bafoué les lois de la guerre, dans son premier rapport très circonstancié du jeudi 2 juillet 2009. Il traite seulement du conflit de 22 jours qui a éclaté début 2009, et pas du Liban, ni des autres territoires annexés illégalement pour un certain nombre, sans que la communauté internationale, ni l'ONU intervienne. Amnesty International accuse Israël d'avoir ravagé "gratuitement" les territoires palestiniens et violé le droit international.
« Les autorités israéliennes se montrent peu enclines à enquêter dûment sur la conduite de leurs troupes à Gaza, y compris sur les crimes de guerre, et refusent obstinément de coopérer avec la mission d'enquête indépendante et internationale de l'ONU dirigée par Richard Goldstone. »« La communauté internationale, à l'instigation du Conseil de sécurité de l'ONU, doit user de toute son influence pour qu'Israël coopère pleinement à la mission d'enquête de Richard Goldstone, qui représente actuellement le meilleur moyen d'établir la vérité. »
Pour Donatella Rovera qui a mené cette mission d'enquête sur le terrain à Gaza et dans le sud d'Israël pendant et après le conflit, « Il est clair qu'Israël souhaite se soustraire à un examen public et à l'obligation de rendre compte de ses actes, a indiqué. » Israël est aussi accusé « d'actes de destructions gratuites ». Sur les 1 400 Palestiniens tués en janvier rien que sur Gaza par les forces israéliennes, 300 enfants ont été recensés, et les autres étaient des civils non armés. Le bilan des victimes, côté israélien, fait état de dix militaires et trois civils tués, pendant cette guerre et le Hamas n'a pas utilisé de Palestiniens comme boucliers humains.
Donatella Rovera souligne que le Hamas et d'autres groupes armés palestiniens ont tiré des centaines de roquettes sur le sud d'Israël, tuant trois civils israéliens, et faisant de nombreux blessés, mais chiffres qui seront toujours inférieur au nombre de blessés et de morts générés dans les territoires occupés, ce que tout le monde semble oublier. Donatella Rovera déclarait, « Ces attaques menées en toute illégalité constituent des crimes de guerre et relèvent de l'inacceptable ». Si le terrorisme s'amplifie, c'est tout simplement parce que l'ONU n'a jamais rien fait, et a laissé Israël violer toutes les résolutions de l'ONU, y compris quand elle est elle même sur zone. Nous avons vu lors de la dernière guerre au Liban, bon nombre de positions des forces internationales de la Finul bombardées par des avions israéliens, sans que personne ne daigne intervenir, ce qui est quand même un comble. Tout autre état qui ce serait permis une telle violation aurait immédiatement fait l'objet de représailles armées. Comme le rappelait un officier surpérieure sur une radio à l'époque, tout territoire qui est sous mandat de l'ONU ne peut être survoler par des moyens aériens étrangers.
L'armée israélienne pour être tranquille et bénéficier de toute impunité avait totalement fermé la bande de Gaza aux journalistes et aux observateurs internationaux sans aucune justification. Un expert militaire d'Amnesty International, a effectué des recherches sur le terrain en janvier et février 2009, et apporté des informations sur les armes utilisées par Israël dans les zones occupées par la population civile de Gaza qui ne peut fuire nul part. Des civils ont été la cible d'armes précises et imprécises, comme des drones de surveillance dotés pourtant d'une optiques de très très haute qualité qui permettent de voir les cibles en détail, et d'obus au phosphore blanc, qui ne doivent pas être utilisées dans des zones à forte densité de population. Amnesty International est arrivé à la grave conclusion que les victimes n'avaient pas été prises entre deux feux lors des combats entre les militants palestiniens et les troupes israéliennes, et qu'elles n'avaient pas non plus servi de boucliers humains à des militants ou à des objectifs militaires. Des civils en très grande majorité auraient été tués pendant le bombardement de leur maison et leur sommeil, pendant qu'ils étaient assis dans leur cour, ou étendaient leur linge sur leur terrasse, et des enfants ont été touchés alors qu'ils jouaient dans leur chambre ou sur le toit. Les secouristes et les ambulanciers ont été attaqués à plusieurs reprises par les israéliens quand ils voulaient porter secours aux blessés et récupérer les corps des victimes. Même le bétail a été tué pour mieux affamer la population. Ces méthodes rappelles ce qui s'est passé dans les années 40 dans le ghetto de Varsovie, ville où les juifs étaient regroupés et affamés par les allemands, en vu d'une extermination finale. Après 22 jours de frappe sur Gaza, Israël a réussi l'exploit de détruire 3 000 maisons et en a endommagé environ 20 000, et réduit à l'état de ruines des quartiers entiers de Gaza, l'objectif étant de détruire l'conomie mes aussi les ressources alimentaires, destructions considérées comme étant gratuites et non justifiées par une « nécessité militaire ». En réalité les destruction civile, ont aussi un objectif psychologique, ce que sais tout officiers supérieurs d'un état-marjor militaire. Dans une guerre l'objectif est de détruire le morale des civils, à défaut de ne pouvoir les exterminer.
Donatella Rovera d'Amnesty International a déclaré : « La mort d'un si grand nombre de civils – et d'enfants – ne peut être simplement qualifiée de " dommage collatéral ", comme le laisse entendre Israël, . De nombreuses questions restent en suspens sur ces attaques et sur le fait qu'elles se sont poursuivies sans relâche malgré le nombre croissant de civils tués. » Amnesty International a déclaré que lors des cinq derniers mois, l'armée israélienne a ignoré ses demandes répétées et de rencontrer ses responsables.
Pour ce qui est du Hamas, Donatella Rovera déclarait.
« Quant au Hamas, il n'a cessé de justifier les tirs de roquettes quotidiens de ses combattants et d'autres groupes armés palestiniens en direction de villes et villages du sud d'Israël durant le conflit qui a duré vingt-deux jours. Bien que moins meurtrières, ces frappes utilisant des projectiles non guidés impossibles à diriger contre des cibles précises ont violé le droit international humanitaire et ne sauraient en aucune circonstance être justifiées »... « Durant cinq mois, aucune des parties au conflit ne s'est montrée disposée à renoncer à ses pratiques ni à respecter le droit international humanitaire, ce qui laisse présager que les civils seront une nouvelle fois les premières victimes si les affrontements devaient reprendre ».
Les palestiniens disposent de missiles Grad de longue portée, qui sont arrivés à Gaza par les tunnels depuis l'Égypte. Il faut quand même savoir que le Hamas ne dispose pas d'arme de précision pour frapper les cibles militaires, et il faut aussi préciser que si Israël dispose d'armes de précision, elle fait plus de dégâts dans les populations civiles que dans les mouvements armés, ce qui est quand même très paradoxal.Aux termes du droit international, il incombe aux États d'appliquer le principe de compétence universelle et d'ouvrir des enquêtes pénales devant des tribunaux nationaux, dès qu'il existe suffisamment d'éléments prouvant que des crimes de guerre ou d'autres crimes relevant du droit international ont été commis. Ils sont ensuite tenus d'arrêter les auteurs présumés et de les traduire en justice.
Pour Donatella Rovera, « Toute personne qui s'est rendue responsable de crimes de guerre ou d'autres graves atteintes aux droits humains ne doit pas échapper à son obligation de rendre des comptes, pas plus qu'à la justice », mais rien n'est dit pour les pays qui violent de façon répétées les résolutions de l'ONU, ce qui fait progresser à chaque fois un peu plus la radicalisation des mouvements palestiniens, sans parler de l'annexion illégale de terres arabes. Il faut rajouter à cela une frontière israélienne ILLÉGALE équipée d'un mur de béton qui empiète largement sur les terres arabes sans que l'ONU ne se soit décidé à intervenir pour faire cesser ces abus israéliens, et là nous avons tous les ingrédients réunis pour relancer des actes terroristes et un futur conflit international dans cette région, ce qui arrivera un jour ou l'autre. Mieux, pour mieux empiétez sur les terres arabes, des tracts largués le 25 Mai aux Palestiniens leurs conseillaient "Restez à au moins 300 mètres de la frontière, ou vous risquez d’être abattus par les Forces d’Occupation Israéliennes (FOI)."
Israël déclarait que c'était les combattants qui mettaient en danger la vie des civils palestiniens, en tirant des roquettes depuis Gaza et en cachant leurs armes près des maisons des Gazaouis, FAUX, laisse entendre Amnesty International, qui affirme n'avoir recueilli aucune preuve que le Hamas aient obligé des civils palestiniens "à demeurer à l'intérieur ou à proximité de bâtiments utilisés. Amnesty International réplique en affirmant qu'en revanche à plusieurs reprises des soldats israéliens se sont servis, EUX, de civils palestiniens, y compris d'enfants, comme "boucliers humains", en les obligeant à rester à proximité des "maisons qu'ils utilisaient comme positions militaires". D'année en année, Israël grignote les terre arabes en faisant des centaines ou milliers de morts en toute impunité, alors qu'on ne vienne pas me parler d'anti-sémitisme quand on révèle quelques vérités gênantes.
Les conclusions d'Amnesty International vont à l'encontre des affirmation de l'état-major israélien qui déclare n'avoir rien à se reprocher, et va très loin en recommandant aux États de suspendre tous les transferts de munitions, d'assistance et d'équipements militaires à destination d'Israël, du Hamas et des groupes armés palestiniens et invite Israël à prendre l'engagement de ne plus lancer d'attaques directes, aveugles ou disproportionnées contre des civils, de cesser les tirs d'artillerie, de mortiers et d'obus au phosphore blanc dans des zones densément peuplées, et de mettre fin au blocus de la bande de Gaza, qui impose une sanction collective à toute la population. Quand l'armée israélienne pointe du doigt le Hamas, ce sont les civils et les enfants qui trinquent. Comment oublier les tirs VOLONTAIRES de l'armée israélienne, sur les positions de la Finule, sans parler du ciblage de nos soldats français.
Quant au Premier Ministre Israélien, il a accusé Amnesty International de s'être fait manipulé par les palestiniens, c'est vrai qu'en matière de manipulation, Israël en connaît un rayon, le Premier Ministre Israélien ne peut pas affirmer d'un côté vouloir la paix, et de l'autre déclarer que la colonisation se poursuivra, c'est de la provocation.
Amnesty International avait adressé une pétition au Conseil de l'ONU le 19 janvier 2009.
Crime sur Gaza, cliquez ici pour accéder à http://www.amnesty.org/fr.
Monsieur le président,En tant que membre d’Amnesty International, j’apprécie l’engagement de votre pays pour faire respecter le droit international.
Je m'adresse donc à vous en votre qualité de Président du Conseil de sécurité pour vous pour demander que le Conseil de sécurité apporte tout son soutien à la mission d’établissement des faits, internationale et indépendante, mandatée par le Conseil des droits de l’homme de l’ONU, qui va enquêter sur les violations des droits humains survenues au cours du conflit de 22 jours Israël/Gaza en décembre 2008 et janvier 2009. Je vous demande de veiller à ce que le Conseil de Sécurité exige la coopération des deux parties, tant israélienne que palestinienne, aux travaux de cette mission d’enquête.
Comme vous le savez, le Juge Goldstone récemment nommé à la tête de cette commission d’établissement des faits et le Président du Conseil des droits de l’homme ont reconnu que cette mission ne pourrait remplir son mandat de façon crédible sans examiner également les violations du droit international commises par les groupes armés palestiniens, dissipant ainsi l’inquiétude de voir les atteintes aux droits humains commises par ces derniers exclues de l’enquête.
Les chercheurs d'Amnesty International qui se sont rendus à Gaza et dans le sud d'Israël ont trouvé des éléments prouvant que des crimes de guerre et d'autres graves violations du droit international ont été commis par toutes les parties au conflit.
Des civils à Gaza ont été tués, blessés ou sont désormais sans-abri, à la suite d’attaques aveugles et disproportionnées. Le personnel et les établissements médicaux ont également fait l’objet d’attaques de l’armée israélienne, au détriment de leurs activités. Plus de 1 400 Palestiniens ont été tués, dont 300 enfants et des milliers de civils blessés. Dans le sud d’Israël, la population a subi des attaques aveugles de roquettes tirées par des groupes armés palestiniens, qui ont tué trois civils. Six soldats israéliens ont également été tués au cours du conflit.
Les victimes méritent de connaître la vérité et d’obtenir justice.Avec ma haute considération